Samson AH1/QV Uživatelský manuál Strana 2

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2
L'EPATANT
W
*
i
Elias
Mac
Dowie,
supérintendant
du
Tré-
sor,
se
croit
de
hautes
capacités
policières
et,
pour
les
prouver,'
n'hésite
pas,
à
l'insti-
gation
du
détective
James
Mollescolt,
à
atti-
rer
chez
lui
John
Strobbins
dans
le
but
de
le.
[aire
arrêter.
John
Strobbins
échappe
à
ce
guet-apens
et
jure
de
se
venger.
Quelques,
jours
plus
lard,
une
plaque
de
cuivre
gravé,
servant
â
l'impression
des
bil-
lets
de
banque,
est
dérobée
mystérieuse-
ment
dans
les
ateliers
du
Trésor.
Mac
Do-
wie
ne
veut
pas
ébruiter
celte
a\\aire,
de
crainte
qu'elle
nuise
à
son
avancement.
Il
jait
appel
à
un
détective
privé
Chas
Brock-
ton,
de
la
maison
Brockton
et
Smith.
Brock-
ton
se
lait
annoncer
au
bureau
de
Mac
Dowie.
IV
Faites
entrer,
ordonna
Elias
Mac
Do-
wie.
M.
Chas.
Brockton,
introduit
par
l'huissier,
apparut
sous
l'aspect
d'un
gros
homme,
au
visage
rieur
encadré
d'une
épaisse
barbe
noire.
Il
attendit
que
la
porte
se
fût
fermée
derrière
lui,
et,
d'une
voix
douce,
déclara
:
Monsieur
le
superintendant,
je
vous
présente
mes
hommages
!
...
Je
suis
dès
à
présent
à
votre
.
entière
disposition!
...
Trop
aimable
!
...
Asseyez-vous,
je
vous
prie
!
...
Je
vous
ai
fait
venir
pour
une
affaire
très
délicate,
et,
qui,
par
sa
nature
spéciale,
m'empêche,
ainsi
que
vous
le
comprendrez,
de
m'en
ocuper
avec
chance
succès
...
Sans
cela
...
Oh
!
monsieur
le
superintendant,
nous
connaissons
vos
extraordinaires
facultés
d'investigation
!
Nous
savons
comment
vous
avez
failli
capturer
John
Strobbins
qui
ne
vous
échappa
que
par
la
maladresse
d'un
policier
officiel
!
...
N'eût
été
votre
haute
situation',
nous
vous
aurions
dppuis
long-
temps,
prié
de
collaborer
avec
nous
de
nous
-diriger,
même
!
...
Elias
Mac
Dowie
se
rengorgea.
Ce
n'était
pourtant
pas
un
imbécile,
mais
dès
qu'on
vantait
son
illusoire
science
policière,
il
devenait
d'une
crédulité
incroyable.
Il
sou-
rit
d'aise
et
répondit
:
Oui
...
J'aime
assez
à
m'occuper
de
ces
choses-là
...
et
il
est
certain
que
bien
des
criminels
n'auraient
pas
échappé
si
je
m'é-
tais
mêlé
de
leur
capture
...
Enfin
!
...
(Mac
Dowie
soupira)
.11
est
vrai
que
j'ai
failli
capturer
le
fameux
John
Strobbins.
Et,
c'est
certainement
lui
qui
motive
votre
pré-
sence
ici.
Il
a
juré
de
se
venger
de
moi.
Et
je
soupçonne
fort
qu'il
est
l'auteur
de
la
dis-
parition
d'une
plaque"
de
cuivre
gravée
ser-
vant
à
la
fabrication
des
banknotcs,
qu'on
ne
trouve
plus
depuis
hier
matin.
Et
le
superintendant
relata
au
policier
les
circonstances
dans
lesquelles
on
s'était
aperçu
de
la
disparition
de
la
plaque.
Chas.
Brockton,
assis
dans
un
confortatle
fauteuil
de
cuir,
écouta
le
haut
fonctionnaire
avec
une
attention
soutenue.
Il
lui
fit
même
plusieurs
questions
pour,
préciser
certains
détails,
et,
quand
Mac
Dowie
eut
fini
de
parler,
il
resta
quelques
instants
muet,
plongé
dans
de
profondes
réflexions.
II
est
certain,
dit-il
enfin,
que
la
plaque
a
bien
été
volée
et
emportée.
La
retrouver
est
difficile.
«
Retrouver
le.
voleur,
à
mon
sens,
est
fa-
cile.
Je
ne
crois
pas
que
John
Strobbins
soit
l'auteur
du
vol
:
c'est
un
gentleman
qui
ne
travaille
qu'en
«
grand
»
...
Non,
c'est
quelque
ouvrier
qui
s'en
'sera"
emparé
dans
l'espoir
de
s'en
servir
pour
fabriquer,
quand
l'émotion
produite
par
le
vol
se
sera
calmée,
de
fausses
bancknotes.
Heureusement,
il
n'a
pu
prendre
qu'une
des
deux
plaques
qui
lui
sont
nécessaires.
J'en
conclus
qu'il
ten-
tera,
d'ici
peu,
de
s'approprier
la
seconde.
Et
c'est
alors
que
nous
le
pincerons
!
Elias
Mac
Dowie
apprécia
fort
ce
raison-
nement
!
Vous
avez
la
même
idée
que
moi
!
dit-
il
au
policier
qui
inclina
la
tête
d'un
air
flatté
...
Malheureusement,
je
suis
très
pressé
de
recouvrer
celte
plaque
dont
je
vais
avoir
besoin
d'ici
quelques
jours.
Il
faudrait
ab-
lument
aboutir
avant
...
;
Cela
se
peut
!
...
Vous
n'avez
qu'à
élabo-
rer
un
règlement
excessivement
sévère
en
indiquant
qu'il
sera
mis
en
vigueur
dans
trois
jours.
Il
y
a
de
grandes
chances
pour
que
notre
voleur
se
hâte
d'accomplir
son
dessein
avant
qu'il
soit
devenu
impossible
...
...
C'est
vrai
!
Et
comment
comptez-
vous
opérer?
...
car
il
ne
faudrait
pas
que
vous
laissiez
échapper
notre
homme
a
au-
cun
prix
!
Je
ne
suis
pas
James
Mollescott,
moi
!
fit
le
policier
souriant
...
mettez-vous
les
plaques
de
cuivre?
Dans
un
coffre
spécial
dont
le
chef
du
service
de
la
gravure,
M.
Quincey,
a
seul
la
clé
...
C'est
d'ailleurs
pour
cela
que
je
suis
étonné
:
pourquoi
le
voleur
n'a-t-il
pas
pris
les
deux
plaques,
cela
lui
aurait
été
aussi
facile,
que
d'en
prendre
une?
.
Oui,
mais
il
a
peut-être
été
dérangé
...
sait-on
jamais?
...
l'homme
qui
accomplit
un
acte
aussi
dangereux
est
très
impressionna-
ble,
le
moindre
bruit
l'épouvante
;
c'est
ce
qui
a
arriver.
Et
c'est
ce
qui
ne
serait
pas
advenu
si
John
Strobbins
eût
été
le
vo-
leur
!
c'est
un
homme
maître
de
lui,
celui-
!
«
Je
vous
demanderai
donc
de
me
fournir
simplement
un
endroit
dans
l'atelier
de
gra-
vure
je
puisse
me
dissimuler.
J'agirai
seul.
J'y
passerai
la
nuit
et
y
attendrai
le
voleur.
J'ai
comme
une
idée
qu'il
ne
tardera
pas
à
venir.
«
Sitôt
que
je
l'aurai
capturé,
un
bon
coup
de
casse-tête
bien
asséné
me
le
livrera
vivant
je
vous
l'amènerai.
Nous
lui'
offri-
rons
la
liberté
contre
la
restitution
.
de
la
plaque.
Il
ne
demandera
pas
mieux.
Et
ainsi,
sans
bruit,
ni
scandale,
nous
aurons
atteint
notre
but.
Et
s'il
ne
vient
pas?
objecta
Elias
Mac
Dowie
presque
convaincu.
11
viendra,
sans
quoi
son
vol
n'aurait
pas
d'objet
!
Si,
par
impossible,
il
n'est
pas
venu
dans
trois
jours,
je
verrai
à
tourner
mes
investigations
ailleurs.
Mais
je
suis
si
persuadé
que
le
voleur
reviendra,
que
je
ne
vo.'is
demanderai
mes
honoraires
deux
mille
'dollars
que
si
la
capture
a
lieu
a\
ant
cinq
jours
!
A
l'énoncé
de
la
somme
de
deux
mille
dol-
lars,
Elias
Mac
Dowie
avait
fait
une
légère
grimace,
mais
il
se
ressaisit
et
dit
:
Eh
bien,
c'est
entendu.
Je
vais
aussitôt
m'occuper
de
vous
trouver
une
cachette
dans
l'atelier
à'Engraving
et
Printing.
«
Revenez
ce
soir
à
quatre
heures
me
voir
ici
!
Vous
pouvez
compter
sur
moi,
mon-
sieur
le
superintendant
!
...
Un
dernier
mot
:
ne
parlez
à
personne
de
.
nos
projets
...
A
personne
!
Vous
savez
comme
moi,
combien
la
moindre
indiscrétion
est
préjudiciable
à
une
enquête
!
Je
m'occupe
depuis
assez
longtemps
de
semblables
choses
pour
ne
pas
l'ignorer,
monsieur
!
affirma
dignement
Elias
Mac
Do-
wie.
M.
Chas.
Brockton
se
leva.
Avec
une
cor-
rection
parfaite,
il
salua
le
haut
fonction-
naire,
et,
lentement,
se
-dirigea
vers
la
porte
et
sortit.
'
Elias
Ma:c
Dowie.,
testé
seul,
ne
(perdit
point
son
temps.
Sur
-le
-champ,
il
rédigea
un
nouveau
règlement,
applicable
quatre
jours
plus
tard,
et
destiné
au
personnel
'
Ateliers
du
Trésor.
Ce
factum
prévoyait
les
moindres
manque-
ments
à
la
discipline,
doublait
le
nombre
des
gardes
de
nuit
et
punissait
de
peines
excessivement
sévères
le
plus
petit
défaut
de
vigilance.
Le
superintendant,
ayant
relu
son
règle-
ment
en
fut
satisfait.
Il
sonna
un
huissier
et
lui
ordonna
de
se
rendre
immédiatement
à
l'imprimerie
pour
faire
reproduire
le
nou-
veau
règlement
à
cent
exemplaires
qui
de-
vaient
être
le
jour
même
affichés
partout.
Midi
allait
sonner.
Content
de
lui,
Elias
Mac/
Dowie
ss'en
fut
déjeuner.
Son
repas
terminé,
il
regagna
le
Central
Treasury
et
s'en
fut
à
l'atelier
Engraving
et Prinling
afin
d'y
chercher,
la
cachette
Chas.
Brockton
devait
passer
la
nuit.
Lorsqu'il
arriva,
son
nouveau
règlement,
qui
avait
été
affiché
pendant
la
suspension
de
travail,
groupait
autour
de
lui
tous
les
ouvriers
de
l'atelier.
Et
ceux-ci
ne
s'interdi-
saient
pas
les
commentaires
malveillants
ou
indignés.
Â
la
vue
d'Elias
Mac
Dowie,
ils
se
turent
subitement
et
se
dispersèrent,
chacun
à
leur
poste.
M.
Quincey
qui,
dans
un
angle
de
l'atelier,
était
occupé
à
examiner
des'
épreuves,
se
précipita
au-devant
du
superintendant.
Je
n'aime
pas
les
attroupements
pendant
le
travail,
fit
Mao
Dowie,
d
'une
voix
sèche,
après
un
bref
salut.
«
J'ai
institué
un
nouveau
règlement
pour
renforcer
la
discipline,
qui
me
paraît
être,
ici,
assez
relâchée.
J'espère
ne
pas
avoir
sévir.
Quant
à
ceux
qui
ne
trouveraient
pas
le
nouveau
règlement
à
leur
goût,
rien
n
les
oblige
à
rester.
.
«
Maintenant,
monsieur
Quincey,
je
désire
visiter
de
fond
en
comble
l'atelier
et
ses
an-
nexes
pour
y
examiner
les
modifications
possibles.
Veuillez
m'accompagner
!
Le
digne
M.
Quincey,
abasourdi
par
une
pareille
semonce,
courba
le
dos
et
répond»
L'EPATANT
I
Monsieur
le
superintendant,
je
suis
à
votre
disposition
!
.
Allons
! -
Les
deux
Jhommes'i
commencèrent
leur
tournée,
qui,
pour
Elias
Mac
Dowie,
n'avait
d
'autre
but
que
de
trouver
une
cachette
pour
le
policier-
II
fut
bientôt
satisfait
:
près
de
1
entrée
de
la
salle
des
coffres-forts
se
trouvait
une
vaste
armoire
de
tôle,
contenant
divers
ou-
tils.
.
-
Mac
Dowie
la
fit
ouvrir
et
constata
q.u
un
homme
pouvait
facilement
s'y
dissimuler.
Satisfait,
il
continua
sa
visite,
et,
sans
avoir
rien
laissé
voir
de
ses
intentions,
regagna
son
cabinet
de
travail.
Quelques
minutes
plus
tard,
M.
Chas.
Brockton
était
auprès
do
lui.
Le
policier
était
exact
:
l'horloge
de
bronze
posée
sur
la
cheminée
sonna
quatre
heures
au
moment
il
entrait.
J'ai
votre
affaire,
monsieur
Brockton,
dit
aussitôt
Mac
Dowie
:
près
des
coffres-
forts
renfermant
.les
clichés
se
trouve
une
armoire
dans
laquelle
vous
serez
à
votre
aise
pour
guetter
votre
homme
!
Elle
n'est
pas
dans
la
salle
des
coffres?
-H
Non
!
Ma|is
à
Wentréel!
...
Le
voleur,
s
'il
vient,
devra
passer
devant
vous
!
Tout
va
bien,
alors
!
...
Cependant
j'au-
rais
aimé
mieux
être
dans
la
salle
des
cof-
fres
afin
de
prendre
le
voleur
en
flagrant
délit.
«
Son
crime
fcut
é^é
plus
punissable
et
ainsi
l'homme
eût
avoué
avec
plus
de
faci-
lité
pour
échapper
à
ses
conséquences.
Mais,
comme
il
sera
certainement
muni
des
ins-
truments
nécessaires
pour
fracturer
le
cof-
fre,
je
n'aurai
qu'à
le
laisser
faire
...
et
m'en
emparer
au
bon
moment.
C
'esJt
cela
...
Mais
ne
lui
laissez
pas
atîmer
les
coffres
:
il
no
faut
pas
qu'il
y
ait
de
scandale,
je
vous
l'ai
dit
!
J'en
fais
mon
affaire
...
à
la
première
entaille
sur
la
paroi
du
coffre,
j'arrête
les
Irais!
...
J'ai
tout
prévu!
«
Il
me
reste
maintenant
à
vous
demander.,
un
mot
de
votre
main
m'autorisant
à
sta-
tionner
dans
l'atelier
celte
nuit.
Une
ronde
peut
me
découvrir
!
Et,
si
je
n
'avais
alors
aucun
document
justifiant
ma
présence,
le
scandale
que
vous
voulez
éviter,
éclate-
rait
...
vous
me
comprenez
!
Elias
Mac
Dowie
ne
répondit
pas.
Après
quelques
instants
de
réflexion,
il
se.
con-
vainquit
que
son
interlocuteur
avait
raison.
Il
saisit
un
papier
à
l'en-tête
du
National
Treasury
et
écrivit
:
Dons
un
but
de
surveillance,
l'autorise
M.
Charles
Brockton,
détective
privé,
de
stationner
dans
la
nuit
du
5
au
G
décembre
dans
l'atelier
«
Engraving
et
Prinling
»
et
de
circuler
dans
les
locaux
environnants.
M.
Charles
Brockton
n'aura
de
comptes
à
rendre
à
personne
qu'à
moi-même.
Washington,
le
5
décembre.
Le
superintendant
du
Central
Tréasury.
ELIAS
MAC
DOWIE.
Voici
!
dit
le
superintendant
en
tendant
le
papier
au
policier
qui,
soigneusement,
l'inséra
dans
son
portefeuille.
LA
TROUVAILLE
DE
GRATI^
(A
suivre.)
JOSÉ
MOSELLT.
Prochainement
lia
Bande
de
l'Auto
i*oage
cvvj>
Simplîce
Gratin,
un
des
citoyens
les
plus
estimés
de
Clichy-la-Garenne,
avait
des
idées
noires.
Il
travaillait
dans
une
fabrique
de
monocles
pour
œils-de-perdrix,
lorsque
malheureuse-
ment
le
chômage
était
venu
et
depuis
de
longs
mois
il
était
sans
ouvrage.
11
décida
donc
d'aller
à
Paris*
pour
essayer
d'en
trouver.
Aussitôt
débarqué
dans
la
capitale
il
rencontra
un
camarade
qui
lui
dit
:
«
Va-t'en
de
ma
part
au
143
bis,
rue
Barrée
;
c'est
rare
si
t'es
pas
embauché
subito
».
Gratin
qui
avait
sa
femme,
sa
vieille
mére
et
quatorze
enfants
«
en
bas
âge
»
à
nourrir
remercia
chaleu-
reusement
son
ami
et
prit
le
métro
pour
se
rendre
à
l'adresse
indiquée.
Comme
il
pénétrait
dans
un
des
wagons
il
aperçut
deux
individus
aux
allures
bizarres
discutant
avec
anima-
tion
mais
à
voix
basse
et
il
entendit
l'un
d'eux
dire
à
son
compagnon
:
«
Surtout,
mon
vieux,
n'oublie
pas
que
c'est
au
677
de
la
rue
de
Picpus
que
ta
dois
porter
le
jambonneau
...
Je
l'ai
posé
au-dessus
de
ta
tête,
dans
le
filet.»
A
la
première
station
ces
deux
étranges
voyageurs
dérangés
sans
doute
par
la
présence
de
Gratin
quittèrent
précipitamment
le
métro.
Ils
étaient
même
si
pressés
de
descendre
que
dans
leur
hâte
ils
oublièrent
l'un
et
l'autre
d'emporter
le
fameux
jambonneau
!
«
Ben,
mes
agneaux,
rigolait
Gratin
en
aparté
.
.
.
u
...
si
vous
comptez
sur
moi
pour
aller
vous
le
porter
à
domicile,
vous
pouvez
rien
vous
mettre
la
ceinture
...
Et
si
vous
attendiez
après
pour
déjeu-
net
m'est
avis
qu'il
ne
vous
donnera
pas
d'indigestion
1
»
Tout
en
soliloquant
de
la
sprte
il
s'aperçut
qu'il
était
arrivé.
Pensant
alors
que
si
le
paquet
n'était
pas
pris
par
lui
il
le
serait
par
un
autre.
«
Autant
que
ce
soit
moi,
se
dit
Gratin,
en
s'en
emparant.
Comme
ça
si
que
des
fois
je
ne
dégotais
pas
de
turbin,
j'apporterai
toujours
de
quoi
boulotter
à
la
nichée.
»
Et,
ravi,
de
sa
trouvaille
Gratin
partit
avec
son
jam-
bonneau
en
esquissant
pour
manifester
sa
joie
le
pas
guerrier
et
si
fantaisiste
à
la
fois
du
Pilou-Pilou.
Cette
chorégraphie
échevelée
autant
que
jubilative
à
laquelle
il
se
livrait
sans
la
moindre
réserve
attira
sur
lui
l'attention
d'un
individu
ayant
la
figure
sévère
et
l'œil
inquisiteur.
«
Je
suis
inspecteur
de
la
Sûreté,
déclara
cet
in-
connu
en
barrant
la
route
à
Gratin
et
je
vous
ai
vu
dérober
ce
paquet
dans
le
métro
...
Suivez-moi!
»
Sans
autre
forme
de
procès
on
en-
ferma
au
poste
l'infortuné
Grattin
na-
vré
de
la
tuile
qui
lui
tombait
si
in-
tempestivement
sur
le
râble.
Pendant
ce
temps-là
le
commissaire
procédait
à
l'examen
du
colis
confisqué.
Soudain,
comme
il
venait
de
le
développer
il
fit
un
bond
en
arrière
et
laissa
échapper
un
cri
de
terreur
...
Le
paquet
renfer-
mait
des
bombes
..
»
En
attendant
un
supplément
d'infor-
mations
Gratin
fut
mis
au
secret
et
reput
dans
la
même
journée
la
visite
du
chef
de
la
Sûreté
qui,
avec
toutes
sortes
d'égards
et
de
ménagements
lui
posa
d'adroites
et
insidieuses
questions
sur
la
provenance
de
ces
bombes.
Sans
détours,
Gratin
raconta
simplement
à
la
suite
de
quelles
circonstances
...
....
il
s'en
était
emparé.
D'après
les
indications
fournies
par
Gratin
qui
avait
retenu
le
numéro
de
la
rue
de
Picpus,
la
police
une
fois
n'est
pas
coutume
,—
arriva
à
temps
pour
coffrer
les
anarchistes
et
grâce
à
ce
coup
de
filet
un
vaste
complot
dirigé,
contre
l'exis-
tence
de
Rigobert
II,
souverain
de
la
Neurasthénie
et
des
îles
Sandwich
fut
évité.
Lorsque
ce
monarque
arriva
à
Paris
sa
visite
était
attendue,
il
fut
très
épaté
de
no
pas
être
écrabouiUé
par
les
bombes
dont
les
lettres
anonymes
le
menaçaient.
Il
voulut
en
connaître
la
raison
et
apprit
de
la
bouche
même
du
préfet
de
Police
que
c'était
à
Gratin
qu'il
était
redevable
d'avoir
échappé
à
l'attentat
dirigé
contre
sa
précieuse
existence.
Rigobert
II
n'était
pas
un
pigntuf.
Il
fit
demander
Gratin,
le
remercia
de
lui
avoir
sauvé
la
vie
et
pour
1e
récompenser
lui
donna
avec
sa
photo
dédicacée
le
titre
de
gardien-chef
de
tous
les
jardins
et
squares
de
son
em-
pire.
Grâce
à
cet
emploi,
Gratin
put
éle-
ver
sa
nombreuse
famille
en
coulant
des
jours
heureux
et
constater
qu'une
bonne
action,
tel
le
vol
d'un
Boi
-disant
jambonneau
comporte
souvent
sa
récompense.
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